Kinshasa : la DCDHE réclame la libération du député national Jean Jacques Mamba

Kinshasa : la DCDHE réclame la libération du député national Jean Jacques Mamba

23 mai 2020 0 Par Rédaction

La Dynamique chrétienne pour la défense des droits de l’homme et de l’environnement ( DCDHE ) se dit très « très préoccupée de la montée systématique des violations de droits de l’homme qui s’érige en culture depuis le début de l’année 2020 ».

 » Ce modus operandi consiste à se servir des parquets et des juridictions pour régler les comptes de nature politicienne« , dénonce-t-elle dans son communiqué de samedi 23 mai 2020.

« Cela.fait reculer la RDC à l’époque du Zaïre de triste mémoire », s’inquiète Me Carlos Mupili, président de cette ONGDH.

La DCDHE rappelle à la Justice congolaise que  » la Cour de sûreté de l’État, qui avait
cette mission de Police politique, a été abrogée par le Constituant de 2006 pour la
raison de consolider l’État de droit et la liberté démocratique ».

Par conséquent, elle exige la « libération sans condition’ de Jean Jacques Mamba
et que  » les actions disciplinaires soient ouvertes contre les auteurs qui ont violé le
Code de la procédure pénale et la Constitution dans son article 17 aux alinéas 1 et 2 ainsi que l’article 107″.

La DCDHE rappelle que « la justice congolaise est le dernier rempart des faibles » alors qu’une « justice partiale, soit la justice pour les forts, a été la source des revendications violentes et armées au Congo-Kinshasa ».

Par ailleurs, elle déplore le meurtre d’un manifestant de l’UNC et les sévices subis par d’autres, dont une victime blessée gravement par la police dans une manifestation pacifique à
Bukavu.

Cette manifestation, signale la DCDHE, avait « pour objet, la libération de Vital Kamerhe, accusé de détournement de fonds alloués au programme de 100 jours du Chef de l’État ».

 » DCDHE condamne avec énergie ce meurtre et les arrestations brutales des paisibles manifestants et exige que les responsabilités soient établies ».

Ainsi, la DCDHE demande à la Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH)
et au Bureau Conjoint de Nations Unies pour les Droits de l’homme(BCNUDH) de
rappeler à l’État congolais ses engagements internationaux pris en matière de
droits de l’homme », a martelé Me Carlos Mupili.

Par GK