Le procès Vital Kamerhe vu par un acteur de la société civile

Le procès Vital Kamerhe vu par un acteur de la société civile

25 mai 2020 0 Par Rédaction

Pour la deuxième fois, l’opinion nationale et internationale a assisté, lundi 25 mai 2020 en direct à la télévision, au procès qui oppose Kamerhe et l’État congolais.

Force est de constater que, malgré les preuves accablants dont dispose l’État congolais contre lui, Vital est resté égal à lui-même.

Jean-Pierre Alumba Lukamba, Directeur exécutive international de la Diaspora africaine pour le développement, déplore l’attitude arrogante de Vital Kamerhe qui a même tenté de faire une déclaration de politique générale devant la barre. Mais, le juge président, imperturbable, est resté dans la procédure judiciaire.

Pendant sa première apparition devant les juges, le 11 mai 2020, Vital Kamerhe a cité les noms de certaines personnes qui, selon lui, ont une responsabilité administrative dans le dossier du programme d’urgence de 100 jours du président Félix Tshisekedi.

L’étau se resserre

Deux semaines plus tard, lundi 25 mai, il a encore cité d’autres personnes, dont les anciens ministres du Développement rural, des Affaires étrangères, des Finances et du Budget sans, toutefois imaginer que les personnes citées pourraient l’inculper d’avantage.

« Les tâtonnements sur les dates de certains documents, pour jeter l’opprobre sur les autres personnes, est une mauvaise stratégie intellectuelle qui va faire que le cercle se referme sur Vital Kamerhe« , note Jean Pierre Alumba.

Il estime que le sulfureux neveu de Vital Kamerhe, Daniel Massaro arrêté quelques jours après lui, pourrait encore comparaître bientôt.  » Si Vital Kamerhe ne se reprochait de rien, il allait conseiller à son neveu de ne pas fuir. Cette fuite, en soit, est une pierre qui porte témoignage« , constate -t-il.

Le pire est à venir

Pour Jean Pierre Alumba, le détournement des deniers publics se manifeste par un enrichissement illicite. Une enquête sur la vie privée de Vital Kamerhe va être très révélatrice. Ce projet de construction des maisons préfabriquées n’est qu’une petite partie du programme des 100 jours du Chef de l’État.

Il y a des dossiers sur les viaducs (sauts-de-moutons), les produits pharmaceutiques, la construction des routes, des écoles, des ponts et des hôpitaux …

 » Nous continuons aussi a constituer notre dossier au niveau international pour des sanctions contre lui pour corruption et détournement des deniers publics. Nous le faisons parce que la corruption est le cancer qui freine le développement de l’Afrique. En ce jour où nous célébrons le 57ième anniversaire de la création de l’Union Africaine, il est vraiment regrettable de constaté que, plusieurs décennies après la création de l’Organisation pour l’unité et le développement de notre continent, l’Afrique reste le dernier sur l’échiquier mondial. Parmi les fléaux qui la rongent, il y a la corruption, la pauvreté et l’instabilité. Cette année, cette date nous trouve en plein confinement, terrassés par la COVID-19 avec des systèmes de santé inadéquats et le manque des moyens appropriés pour faire face à cette pandémie internationale. L’Afrique Équatoriale peut sortir grandie après cette pandémie si elle redéfinit ses priorités en termes de programmes de développement, en luttant contre la corruption et en mettant les secteurs de la vie (santé, éducation et la sécurité alimentation) au centre de tout », propose le Directeur exécutif nternational de la Diaspora africaine pour le développement.

GK