Sud-Kivu: la rareté de la culture de bananiers met en mal l’économie des paysans

Sud-Kivu: la rareté de la culture de bananiers met en mal l’économie des paysans

28 mai 2020 0 Par Rédaction

Au Sud-Kivu, le bananier est l’une des cultures qui favorisent le bien être social. Depuis un moment, cette culture est ravagée mar le wilt bacterien sur toute l’étendue de la province. Plusieurs pesonnes dont la survie ne depend que cette culture, se retrouvent aujourdhui dans un situation défavorable.

Dans le village de Combo, groupement de Miti, en territoire de Kabare, des paysans rencontrés sur place, ont exprimé leur mecontentement face à l’infection de bananiers par le wilt bacterien.

 » Depuis que cette maladie a attaqué nos cultures, notre vie n’est plus normal, nous vivons desormais dans la misère. Car, nous sommes incapables de reunir un peu d’argent pour la survie« , se lamente un paysan .

Dans ce territoire, le wilt bacterien, une maladie devastatrice de la culture de bananes, a favorisé lamentablement la baisse de production de bananes. Ce qui a causé le saigement de l’économie villageoise car, à travers la cultute de la banane, les villageois se suffisaient avec la vente des regimes de bananes à partir desquelles, ils produisaient aussi de la bière locale pour la vente.

« Au paravant nous produisions, mangeions et vendions nos bananes. Pour gangner plus d’argent, nous avions moyen de fabriquer de « kasiksi »(derrivé du jus de bananes) , que nous vendions même en ville et subvenions à plusieurs de nos besoins vitaux; maintenant que notre « boss »(bananier) tend à disparaitre, nous sommes loin de trouver le sourire , nous désesperons dans notre vie », s’est exprimé avec un regard plaintif, Gaston Mushoko, chef du sous-village Luhorha/Combo à Kabare.

Il implore à cet effet, l’implication des chercheurs agronomes, afin de trouver des variétés de bananes resistantes au wilt bacterien. Les autorités provinciales devraient aussi favoriser l’accès à ces variétés resistantes.

Les symptomes du wilt chez les bananiers sont entre autre, le jaunissement et dessechement des feuilles, la maturité précoce et l’intoxication des fruits ainsi que la pouriture de pseudo-troncs de bananiers.

S. Bagalwa Asensio