Affaire Mamie Tshibola contre l’évêque Mukuna: la vidéo sextape mise à l’épreuve

Affaire Mamie Tshibola contre l’évêque Mukuna: la vidéo sextape mise à l’épreuve

29 mai 2020 0 Par Rédaction

Devant les juges, l’ancien boxeur devenu serviteur de Dieu a exhibé ses tatouages qui ne son pas sur le corps de la personne présentée dans la vidéo brandie comme éléments de preuve.

La première audience du procès qui oppose au pénal le Ministère public et la partie civile Mamie Tshibola au prévenu Pascal Mukuna, évêque de l’église « Assemblée chrétienne de Kinshasa (ACK) » devant le tribunal de Grande instance de Kalamu, siégeant en chambre foraine à la Prison centrale de Makala, s’est brièvement, tenue ce vendredi 29 mai 2020.

Radio Okapi rapporte que, l’audience à peine ouverte, le tribunal a décrété le huis clos. Selon le président de la chambre et l’avocat de la défense, l’objectif est de protéger l’intimité du prévenu. Et cela, à la demande de l’accusé lui-même.

Mais selon des indiscrétions, l’évêque Mukuna a ôté ses vêtements. Resté torse nu, il a présenté au tribunal les tatouages pratiquées sur ses biceps et sur sa poitrine à l’époque où il pratiquait le noble art. Or, l’homme qui se trouve dans la vidéo sextape, brandie par la plaignante Mamie Tshibola comme preuve du viol, ne porte aucun tatouage sur son corps.

Il sied de noter que dans affaire, Pascal Mukuna est poursuivi pour viol présumé sur Mamie Tshibola, une ancienne fidèle de l’église et veuve de l’un de ses pasteurs. Cette dernière l’accuse aussi de rétention illicite des documents parcellaires et menace de mort sur sa personne. L’instruction à peine commencée, la défense a soulevé l’exception de la saisine du tribunal, qu’il fallait régulariser. Elle a en même temps introduit la requête de mise en libéré provisoire du prévenu.

En attendant que le tribunal y statue en chambre de conseil, demain samedi 30 mai, l’avocat du prévenu a sollicité une remise. L’audience a donc été renvoyée au 5 juin 2020, soit le vendredi prochain.

Coup monté par un parti politique

L’affaire de la vidéo fait réfléchir sur les propos tenues sur une télévision par une proche de cette Tshibola. A en croire cette dernière, l’a nommée Tshibola l’avait mise au courant du coup qu’elle mijotait contre l’évêque Mukuna. Et l’avait déconseillée.

Mais Tshibola s’est entêtée. Elle est allée contacter un bourgmestre d’une commune de la capitale, membre d’un parti politique dont l’évêque Mukuna attaque publiquement le sommet. Le bourgmestre en question l’a amené chez un communicateur de ce parti bien connu. A son tour, celui-ci les a acheminés au bureau de leur bonze où un marché aurait été conclu pour couler l’évêque Mukuna.

Les deux membres qui ont facilité la mission sont venus présenter une avance à Mme Tshibola. Après avoir soustrait leur commission 40 pourcent, ils n’ont remis à cette dernière que 60 pourcent de cet acompte . Elle attend donc toujours la totalité de la somme conclue pour ce marché.

Selon la même dame proche de Tshibola, ce sont ces gens-là qui ont balancé les vidéos incriminées sur les réseaux sociaux.

Par D. Mupompa