RDC : la succession de Kabund au bureau de l’Assemblée nationale divise la classe politique

RDC : la succession de Kabund au bureau de l’Assemblée nationale divise la classe politique

29 mai 2020 0 Par Rédaction

Le président a.i de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) met en branle non seulement, la classe politique congolaise -du moins les regroupements politiques siégeant à l’hémicycle- mais aussi, son propre parti.

Dès lors, la question de son remplacement a créé une fissure au sein du parti présidentiel. Pour la direction de ce parti, aucun député Udps ne peut postuler à ce poste, en attendant que le destitué dépose sa plainte devant la justice. A ce niveau, les dirigeants de ce parti estiment que cette destitution s’est faite dans une irrégularité sans précédent.

Mais les élus de l’Udps ne l’enttendent pas de cette oreille. Pour eux, leur interdir ce droit en décidant sans les consulter, relève d’une dictature moyenâgeuse. « Nous allons aussi nous concerter pour donner aussi notre position en tant qu’élus« , rétorque André Mbata, député nationale pour le compte de l’Udps..

Les cadres du parti présidentiel sont divisés par la question. Du coup, la problématique de la légitimité de Kabund et Kabuya qui assurent l’intérim à la tête du parti refait surface. Ceux qui contestent le pouvoir de du président a.i en ont trouvé une aubaine pour rebondir. De quoi grossir le camp de contestataires. Surtout qu’au Ministère de l’Intérieur, les postes intérimaires ne sont pas épinglés dans les statuts du parti de Sphinx de Limete.

Au niveau du Cap pour le changement (CACH), c’est un autre son de cloche. Les alliés de l’Udps pensent que seuls le président Tshisekedi et le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) ont la lattitude d’en décider. Pour eux, la direction de l’Udps n’a pas compétence de verrouiller ce poste.

L’opposition profite aussi de la brèche ouverte pour ressusciter les vieux démons des discussions fratricides, ayant émaillé l’élection de Jean-Marc Kabund. Pour Lamuka et plusieurs autres plateformes, ce poste revient à l’opposition.  » La défenestration de Kabund est une occasion pour l’opposition de récupérer son poste confisqué « , alerte Muhindo Nzangi, député national.

Les observateurs avertis craignent une crise qui risque de plonger encore le pays dans un pétrin, pays déjà affaibli par la Covid-19. Pour plusieurs analystes, les Congolais sont égoïstes et incapables de résoudre les différends qui les écorchent.

Dans moins d’une semaine, le remplacement de Kabund a déjà scindé son propre parti. L’Udps risque de diviser aussi le CACH qui est en voie de déchirer la classe politique dans son ensemble.

 » Le FCC à la base de cette crise, observe et lorgne, cherchant qui approcher pour pérenniser l’imbroglio « , révèle Hugo Mbwangi, cadre du CACH. Pour certains, seule l’implication de Félix Tshisekedi est impérieuse pour dénouer cette épineuse question qui déchire.

Bajika Ndeba