COVID-19 en RDC : des techniciens de laboratoires et biologistes médicaux formés en GeneXpert

COVID-19 en RDC : des techniciens de laboratoires et biologistes médicaux formés en GeneXpert

17 juin 2020 0 Par Rédaction

Grâce à la Coopération Britannique au Développement( DFID), près de 100 techniciens de laboratoires et biologistes médicaux congolais ont été formés en GeneXpert, au terme d’un atelier organisé à l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).

Ces travaux, qui visent à étendre la capacité de dépistage de la COVID-19 à Kinshasa, ont été organisés par le ministère de la Santé avec l’appui de la DFID à travers IMA World Health, avec un financement de plus de 5 millions USD.

GeneXpert est un test pour dépister la tuberculose et le VIH SIDA. Cependant, à l’apparition de la pandémie de Coronavirus, les Etats-Unis ont commencé, en mars 2020, à utiliser GeneXpert pour dépister la COVID-19.

L’Afrique du Sud est l’une des premières nations du continent à utiliser ce test pour lutter contre la COVID-19.

En RDC, avec l’appui de la DFID, le ministère de la Santé avait programmé une formation de mise à niveau et de renforcement des capacités. Mais, il a fallu attendre l’arrivée des cartouches appropriées pour voir ce projet prendre forme.

Quoique la formation ait lieu pendant que le nombre des cas confirmés de COVID-19 augmente irrémédiablement, la présidente de la commission en charge de cette organisation, Esther Kwembe, rassure :

« … La formation n’arrive pas en retard, la formation est au point. Car, lorsqu’on se décide de former, il faut être sûr que l’on va mettre les personnes formées sur le marché. Ce n’est pas que, formés aujourd’hui, demain ils croisent les bras à ne rien faire. Là, tout ce que vous avez fait est sans effet…Après la formation, on doit pratiquer ».

Selon Mano Ntayingi, Directeur chez IMA World Health et chargé des appuis aux systèmes de santé en RDC, « l’un des objectifs de cette formation est d’étendre la capacité de dépistage au niveau de la ville, étant donné que la pandémie est déjà en phase communautaire, au lieu d’acheminer les échantillons de tous les cas suspects à l’INRB ou au stade des Martyrs« .

 » Dans chaque district, au moins, il y aura un site-laboratoire tout en acheminant à l’INRB toutes les données et en lui laissant la supervision globale« , a-t-il expliqué.

GK