RDC-LUCHA : « Les réformes à la CENI sont importantes pour les nouveaux animateurs »

RDC-LUCHA : « Les réformes à la CENI sont importantes pour les nouveaux animateurs »

22 juin 2020 0 Par Rédaction

La réforme de la Commission électorale nationale Indépendante (CENI) préoccupe la classe politique et la société civile en République démocratique du Congo (RDC).

Le docteur Jacques Issongo, membre du mouvement citoyen « Lutte pour le changement » (LUCHA), estime que « les réformes organiques, électorales, la dépolitisation de la CENI avant l’installation d’un nouveau bureau sont un préalable à la nomination de ses nouveaux dirigeants« .

La SYMOCEL, l’AETA, la CENCO et l’ECC, qui sont des organisations de la société civile en matière électorale, étaient en séance de travail dans le cadre du consortium pour corriger les failles du passé.

Les réformes courageuses et profondes sont plus qu’une nécessité urgente. « Seulement, quand et comment faudrait-il les procéder ? », s’interroge-t-il, avant de constater :

  • Le parlement est appelé à voter et adopter les lois. Il se fait que la majorité dans ce parlement n’est pas favorable à ces réformes jugées, pour elle, contraignantes et les dépouilleraient de tout contrôle au sein de l’institution, tout comme l’opposition, car ils ont des représentants au bureau de cet organe d’appui à la démocratie. Cela implique un rejet pur et simple de nos propositions de réformes durement élaborées;
  • Plusieurs articles de la loi organique et électorale toucheront ipso facto la Constitution de la République, non seulement il y a crainte d’ouvrir la boîte à Pandore sur les articles verrouillés mais il y aura un problème du temps qui se poserait d’une part, et, d’autre part, la disponibilité, la nécessité et l’opportunité que les députés accorderaient dans l’intérêt général pour traiter ces questions de manière objective;
  • De l’installation du bureau de la CENI dans le format actuel.

Pour Jacques Issongo, il est clair que le processus de désignation actuelle par les confessions religieuses est prise sans aucune prétention et de manière très objective. Les positions des uns et des autres doivent être réajustées et revues pour qu’une victoire soit sans équivoque.

Il pense que les confessions religieuses ont accepté de répondre à la demande de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, en se réunissant dans le but de trouver un remplaçant à Corneille Nangaa, fin mandat depuis 2019.

« Les responsables des églises ont ainsi oublié les préalables et se sont précipités à désigner un nouveau président comme des petits enfants à qui le papa a jeté un sachet de biscuits à son retour à la maison« , observe-t-il.

Jackie Ngolela