RDC: l’ECC donne sa position sur les préalables des réformes exigées

RDC: l’ECC donne sa position sur les préalables des réformes exigées

27 juin 2020 0 Par Rédaction

L’Église du Christ au Congo (ÉCC) dit ne pas tergiverser sur les préalables qu’elle exige dans le processus des réformes à opérer pour les systèmes tant électoral que judiciaire en République démocratique du Congo (RDC), fait savoir son porte-parole sur Radio Liberté Kinshasa (RALIK).

Il souligne que cette question de réformes ne doit pas être exclusivement réservée à des institutions en place. Et cela, « sans jeter un discrédit à ces institutions« . Aussi pense-t-elle que cela entre dans le cadre d’un débat citoyen et républicain ».

Pour l’ÉCC, « le paradigme actuel du paysage politique en RDC n’est pas indiqué pour confisquer la souveraineté populaire« . Donc, il est de bon aloi que les politiques réfléchissent dans ce sens parce que  » tous, comme l’Église, ont besoin de trouver une commune mesure de méditation intelligible pour aller ensemble vers un destin commun » fait remarquer le porte-parole de l’ECC

Toutefois, il faut nuancer, a-t-il poursuivi, parce que « les uns et les autres pensent que nous allons aux réformes puisque nous aurions échoué dans le processus de désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)« .

Pour rappel, concernant ce processus de désignation, il n’y a jamais eu de vote. « Donc, il n’y a aucun candidat, aux noms des confessions religieuses, sur fond duquel nous statuerons« , a-t-il expliqué. Avant de faire observer qu’à ce niveau, « le constat est que les confessions religieuses n’ont pas encore trouvé un nom de manière consensuelle qui pourrait être délégué à la composition de la Céni« .

C’est dire que la question de la désignation des animateurs de la centrale électorale ne relève pas que de huit confessions religieuses ou de 500 députés nationaux qui siègent dans l’hémicycle du Palais du peuple, a-t-il fait remarquer. Mais, il s’agit d’une question « qui relève de la souveraineté nationale« , a-t-il noté, avant de souligner qu’elle est « existentielle pour notre Nation car elle nous a permis de sortir de plusieurs crises« .

Dans l’entendement de l’Église du Christ au Congo, cette période devrait beaucoup plus être maximisée pour des réformes non seulement du système électoral mais aussi de celui judiciaire « parce qu’il faut créer la sécurité judiciaire et refonder la Nation à partir de bases d’une bonne démocratie« .

Et d’expliciter : « Si les uns et les autres ont recouru à un sursaut patriotique pour essayer de mettre en place les institutions actuelles, ce n’est pas par la naïveté de la population mais c’est par la grandeur d’âme« . Aussi l’ÉCC salue-t-elle l’alternance pacifique qu’il y a eu au sommet de l’État.

En effet, a ajouté le porte-parole, « nous devons passer de l’alternance pacifique à celle démocratique« . C’est la lecture de l’ÉCC, a-t-il fait valoir. Pour ce faire, a-t-il dit, « il nous faut de bonnes élections ». Et il est d’avis qu’on ne peut pas avoir de bonnes élections sans un appareil crédible qu’est la Céni.

C’est ainsi que les discussions envisagées ne sont pas fermées et que l’Église du Christ au Congo est heureuse de rencontrer les compatriotes non seulement des partis politiques, y compris ceux du Front commun pour le Congo (FCC), mais aussi de la Société civile.

Olivier Dioso