Haut-Katanga : la SNCC, « un malade à placer aux soins intensifs »

Haut-Katanga : la SNCC, « un malade à placer aux soins intensifs »

2 juillet 2020 0 Par Rédaction

La nouvelle équipe dirigeante du géant ferroviaire dans le Haut-Katanga, qui a pris ses fonctions mercredi 1er juillet 2020, est formelle : « La SNCC est un malade qu’il faut mettre aux soins intensifs ».

Lors de la cérémonie de remise et reprise au siège de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) en présence du représentant du ministre national du Portefeuille.

Les nouveaux mandataires de la SNCC ont pris officiellement leurs fonctions une année après leur nomination par le président de la République.

À occasion pour le président du Conseil d’administration entrant, Gabriel Kyngu Wa Kumwanza a comparé la SNCC à  » un malade qui a besoin d’être admis aux soins intensifs, dans une salle de réanimation ». D’où, son appel aux agents et cadres de cette entreprise ferroviaire à l’unisson pour appliquer sinon exécuter la volonté du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’homme qui veut faire de la SNCC le fleuron de la République Démocratique du Congo à l’instar d’autres pays africains.

Kyngu a remercié le président de la République pour la confiance placée en sa personne, en lui confiant cette lourde responsabilité.

Pour le directeur général entrant, Fabien Mutomb, « la situation de faillite dans laquelle se trouve aujourd’hui la SNCC n’est pas impossible à changer, car cette compagnie a les atouts qu’il faut ».

À son avis, cette « entreprise de l’État, est par terre, mais les Cheminots sont debout et capables de redresser la SNCC ».

 » La SNCC doit atteindre même 20% du trafic minier à l’instar du chemin de fer zambien qui en a 30″, a recommandé le DG de la SNCC, promettant que « rien ne sera comme avant ».

La cérémonie a débuté par un discours bilan du PCA sortant, Fridolin Kasueshi, qui a fait remarquer que  » la faillite de la SNCC remonte à l’époque de la Deuxième République, à cause de la concurrence vis-à-vis des autres compagnies de transport ».

Léon Mbuyamba