Ituri : les députés de Bunia mettent en garde l’État congolais sur l’insécurité exagérée et grandissante

Ituri : les députés de Bunia mettent en garde l’État congolais sur l’insécurité exagérée et grandissante

6 juillet 2020 0 Par Rédaction

Réunis au Palais de la nation à Kinshasa dimanche 5 juillet 2020, les députés de Bunia mettent en garde l’État congolais sur l’insécurité perpétrée et grandissante dans leur province de l’Ituri.

Dans une déclaration faite a l’issue de cette rencontre dont une copie est parvenue à média@plus, ces élus du peuple dénoncent l’indifférence qu’affiche le gouvernement congolais face aux massacres répétitifs qui ont fait environ 2000 morts depuis janvier 2020 dans la province de l’ituri.

 »Il est étonnant de constater que les assassinats sont devenus monnaie courante dans la province de l’ituri sans que les autorités tant provinciales que nationales en fassent une priorité« , stigmatisent-ils.

Par ailleurs, ils. dénoncent la lenteur du gouvernement congolais dans l’éradication de l’insécurité en ituri, malgré leurs différentes plaidoyers qui demeurent toujours sans une suite favorable.

Ainsi, le collectif de ces députés décide de passer à l’action si jamais le gouvernement ne prend pas aussitôt ses responsabilités.

 » Nous portons à la connaissance du peuple iturien le contenu de l’article 63 de notre Constitution : +Tout le monde a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale, face à une menace extérieure+. Nous n’avons plus d’autres choix que d’appliquer cette disposition légale. Le peuple iturien est en voie de disparition si cela n’est pas fait « , préviennent-ils.

Ils ont également lancé une alerte à la mobilisation générale à tous les Ituriens, toutes catégories confondues, aux organisations politiques et celles de la société civile.

Ils les appellent à ne plus céder à la peur, à se tenir désormais prêts pour la résistance populaire et à ne plus accepter de mourir par lâcheté sur leur propre terre. Car, disent-ils,  »le peuple gagne toujours  ».

Ces députés ont, enfin, donné un délai de 30 jours aux institutions de la République pour mettre fin aux tueries et remettre l’ordre dans la province de l’ituri.

Dans le cas contraire, disent-ils, elles tireront toutes les conséquences des actions à venir.

Cette déclaration intervient après le massacre de 11 personnes, samedi 4 juillet 2020, dont un administrateur assistant en charge de l’Économie et des Finances du territoire de Djugu

Par Caleb Bodio