Jean Pierre Mulumba : « l’acte criminel des faux médicaments face à l’indifférence de nos politiques »

Jean Pierre Mulumba : « l’acte criminel des faux médicaments face à l’indifférence de nos politiques »

31 juillet 2020 0 Par Rédaction

Jean Pierre Mulumba Milolo, Analyste indépendant

Nous dénonçons et tirons une sonnette d’alarme sur ce fléau; des faux médicaments qui, en dépit du protocole et expertise du personnel soignant, des malades succombent faute des produits pharmaceutiques inappropriés souvent moins coûteux dans un pays pauvre et sous-développé.

C’est ici qu’il y a lieu de connaître la politique gouvernementale via le ministère de la Santé dans sa lutte contre des faux médicaments dans un pays où le taux d’infection lié à la malaria est de 90% dès lors que la majeure partie de ces faux médicaments sont réputés antipaludéens.

La faute au manque d’une loi à jour et à même de permettre au Gouvernement de mettre de l’ordre dans le secteur pharmaceutique. Il est vrai que ce dernier a commencé à se détériorer vers les années 70 avec la session des industries pharmaceutiques à certains privés n’ayant pas l’expertise requise dans le secteur des médicaments et qui ne respectent pas les normes dans la fabrication de ces produits. Selon la statistique, le ministère de la Santé affirme que 90% de médicaments en circulation dans le pays sont importés par les privés de Chine et de l’Inde. Et 10% seulement viennent de l’Europe, il s’agit surtout des produits de spécialités.

Outre, la question des médicaments illicites, s’ajoute l’invasion des charlatans nationaux comme étrangers avec leurs lots des médicaments dits traditionnels vendus tambours battant sans contrôles ni doses.

Il revient donc à diverses organisations de la société civile et organismes nationaux selon le degré de leurs influences de sensibiliser la population congolaise sur ce danger lié à la prise des faux médicaments.

Les députés congolais doivent initier une loi afin d’organiser ce secteur vital de la nation

.Le Président de la République et le Gouvernement, doivent mettre sur pied un programme de relance des industries pharmaceutiques secteur essentiel pour la vie de la population congolaise car selon l’agence américaine Food and Drug administration (FDA), un médicament sur dix vendus dans le monde est probablement un faux. Et sept cent mille personnes meurent chaque année du fait de la contrefaçon des médicaments. Il est plus qu’urgent de renforcer le contrôle à l’entrée des médicaments essentiels en RDC.

Jean Pierre Mulumba Milolo, Analyste indépendant