RDC : le profil du Président de la CENI selon Paul Nsapu

RDC : le profil du Président de la CENI selon Paul Nsapu

7 septembre 2020 0 Par Rédaction

Paul Nsapu, président du conseil d’administration de la Ligue des Électeurs et vice-président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (Fidh) a animé une conférence-débat à Bobigny en France pour examiner le profil du prochain président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Candidat à la Présidence de la centrale électorale congolaise, Paul Nsapu est intervenu et a convaincu la diaspora qui, du reste, lui a apporté son soutien total. Ce défenseur des droits humains regrette le chaos qui a entouré la désignation, par les églises, d’un membre de la CENI. Il en a profité pour présenter un critérium à quatre bases, pour la réussite de ce processus, qui fait l’actualité en RDC.

Se confiant à la presse à Emerainville, dans la région Parisienne, le vice-président de la Fidh a évoqué « la connaissance avérée dans le domaine électoral« , comme premier critère. Selon lui, le prochain Président de la CENI devra avoir aussi la capacité managériale devant lui permettre de bien faire son calcul arithmétique afin de donner aux Congolais une élection paisible et démocratique. «Ce n’est pas fétichiste, il faut seulement mettre la personne qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-il exhorté.

« Le candidat Président doit accuser d’une notoriété nationale et internationale qui lui permettra de tisser autour de lui une sorte de ceinture de sécurité basée sur la crédibilité à l’interne et à l’extérieur du pays« , a ajouté Paul Nsapu. Il estime également que le prochain Président de la CENI devra faire que le réseau des organisations de défenses des droits de l’homme défendent la CENI et empêchent aux puissances politiques d’avoir des influences sur le déroulement du processus électoral.

« Tout cela, à l’en croire, viendra de la crédibilité et du carnet d’adresse de celui qui devra conduire les prochaines élections en RDC », a-t-il fait remarquer. Le quatrième critère qu’il a posé est la résistance contre la corruption, ce vice qui ronge la société congolaise en général et le processus électoral en particulier. Les Congolais de la diaspora ont eu également l’occasion de suivre l’exposé de Docteur Martin Kabamba sur les préalables à la venue de la prochaine CENI.

Par GK