Kasaï Central : l’État congolais appelé à indemniser les victimes de massacres de Nganza

Kasaï Central : l’État congolais appelé à indemniser les victimes de massacres de Nganza

8 octobre 2020 0 Par Rédaction

Le directeur général de la société congolaise pour l’État de droit (SCED) et bâtonnier de l’ordre des avocats, Maître Dominique Kambala affirme que l’État congolais doit réparer les préjudices causés aux victimes de massacres de Nganza, Mulombodi,Tshisuku et Tshimbulu.

Au cours d’une conférence sur l’État de droit, organisée par l’Université de Kananga (UNIKAN), ce jeudi 08 Octobre 2020 à travers ses facultés de Droit, Sciences sociales politiques et administratives, Maître Dominique Kambala affirme que suite aux nombreux crimes commis par les troupes congolaises lors des affrontements avec la milice Kamuina Nsapu, l’État Congolais a une obligation d’indemniser ces victimes.

Selon lui, plusieurs familles ont perdu des êtres cher et doivent être indemniser.

En date du 28 mars au 30 mars 2017, les troupes congolaises venues de Kinshasa, avaient massacré la commune de Nganza considérée comme fief de la milice Kamuina Nsapu.

Suite à cette opération, plusieurs hommes ont été tués et plus de 500 femmes violées. Parmi ces femmes, plusieurs ont été renvoyé de leurs toits conjugaux. Suite à cela, Maître Kambala Nkongolo veut que justice soit rendue à ces femmes et hommes, victimes de ces massacres. et que la

Il suggère que la période du 28 au 30 mars soit fériée en mémoire de ces événements malheureux.

Parmi ces atrocités de Kamuina Nsapu, on note aussi l’assassinat, le 12 mars 2017 à la rivière Moyo musuila (dans le territoire de Dibaya), de Zaida Catalan et Michael Sharp, deux experts de l’ONU envoyés pour enquêter sur la situation de droit de l’homme pendant la période post conflit.

Ces experts étaient accompagnés de 4 compatriotes qui étaient également tués. Bien que le procès sur le meurtre de ces deux experts onusiens se passe à la cour militaire du Kasaï Central, les familles de ces 4 congolais n’ont toujours pas été indemnisées.

Par Fabrice Kabamba, depuis Kananga