Au « Pharaon congolais » et à son « Égypte »: La dixième plaie arrive!

Au « Pharaon congolais » et à son « Égypte »: La dixième plaie arrive!

20 octobre 2020 0 Par Rédaction

« Rien n’est nouveau sur la terre », dit la Bible. Et d’ajouter: « Tout ce qui a été écrit, l’a été pour notre instruction ». La situation de la RDC, disons le « présent » de mon pays, est similaire à celle de Pharaon et Moïse concernant la libération d’Israël. Dans les lignes qui suivent, nous essayons de relever cette similitude, à chacun d’en tirer profit.

Après plusieurs années de captivité en Égypte, Dieu avait décidé de la libération de son Peuple, l’Israël. Pour ce faire, il a suscité Moïse pour besoin de la cause. Mais, cela n’a pas été si facile pour ce dernier. Même Moïse n’a pas accéder au pays où coule le lait et du miel, le plus important pour lui était d’aider le Peuple d’Israël à entrer dans la « Terre promise ». C’était cela sa mission.

Ce qui est intéressant dans cette histoire c’est les célèbres « dix plaies » que Dieu avait infligées à Pharaon. Alors que ce dernier n’ait pas cédé de la 1ère à la 9ère « plaie », Dieu continuait d’endurcir son coeur. Tout était fait à dessein par Dieu pour un but, une leçon à tirer par les monarques et les despotes.

La RDC et son Peuple sont-ils en train d’expérimenter l' »Exode »? En tout cas les plus croyants, ceux-là même qui savent lire les signes du temps, répondront par l’affirmative. Il s’observe des similitudes des faits sur toute la ligne.

Si l’on se permet de faire le rapprochement de ces deux cas, c’est à dire, celui de l’Israël et de la République démocratique du Congo, il y a lieu de croire que « rien n’est nouveau sous le soleil », comme le disait le Psalmiste.

Nous avons d’un côté Israël comme Nation et la RDC comme Nation aussi. De l’autre, nous avons d’une part, Pharaon et son armée contre Moïse et Dieu. Et d’autre part, Joseph Kabila et son FCC contre Félix Tshisekedi et le Peuple congolais.

Dans le premier cas, Dieu par l’entremise de Moïse, exhortait Pharaon comme roi, de libérer et laisser partir le Peuple d’Israël pour la « Terre promise ». Mais ce dernier, s’entêtait à tel enseigne que son pays (l’Égypte) a été frappé de dix plaies consécutives à chaque refus d’obtempérer à la recommandation de Dieu. Finalement, l' »homme fort » de l’Égypte a fini par céder et a décidé de laisser partir le Peuple de Dieu avec tout ce qui lui appartenait.

« Tout a été écrit pour notre instruction »

À l’instar du Peuple d’Israël, le Peuple congolais a passé plusieurs siècles d’esclavage et de colonisation, avant de vivre encore plus de 50 ans de « captivité » durant les 32 ans du règne de Mobutu, les 4 ans de Laurent-Désiré Kabila et les 18 ans de Joseph Kabila. Dictature, occupation étrangère, guerres injustes, conflits armés, viols et violences, humiliation, pauvreté, insécurité alimentaire, épidémies les plus mortelles, souffrance et misère, le tout se résume en un mot: « Captivité ». C’est cela le quotidien du Peuple congolais qui vivote et ne compte que sur la grâce de Dieu pour survivre durant toute la période de « captivité ».

De la même manière que Dieu avait entendu le cri des fils d’Israël en Égypte et a décidé et organisé leur libération, ainsi il aurait fait pour le Peuple congolais dont la souffrance et le cri de détresse ont atteint le trône du Tout-Puissant. Des générations se sont succédées au Congo mais, la situation sociale, politique et économique du pays ne faisait qu’empirer. Mais, il y a toujours un temps pour tout.

Fin de la « captivité » ou alternance de façade?

Joseph Kabila étant considéré comme le dernier des « monarques » du règne de « captivité » au Congo, ne veut rien lâcher. Il choisit de s’accrocher, en empêchant le plan de Dieu de s’accomplir. Ce plan est celui de la « libération », de l’éveil, du développement, du décollage et du retour du « Grand Congo » sur la scène mondiale comme un État digne et respectable.

La fin de la captivité de la RDC a été déclarée à l’issue de l’élection présidentielle de décembre 2018 et le go de la « libération » a été donné, le 24 janvier 2019, lors de la passation pacifique du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Hélas, ce n’était qu’une alternance de façade dont les agendas cachés sont en train d’être mis à découvert.

Après cette « alternance pacifique  » tant vantée et chantée par les « membres du chœur » des alliés au pouvoir, les lignes devraient bouger et les choses devraient changer. Or, ce changement voulu se révélait utopique du jour au jour et le congolais commençait à perdre l’espoir.

Cependant, ce n’est pas ce que pense Dieu. Pour lui, « tout arrive au bon moment, avec la bonne personne et pour la bonne cause ». C’est son principe sacro-saint. Nous vivons la répétion de l’histoire de l’Égypte et de l’Israël, du Pharaon et de Moïse. Dans le contexte de la RDC, Joseph Kabila peut être considéré comme Pharaon et son FCC (Front commun pour le Congo) comme son armée. Et Félix Tshisekedi comme le « Moïse » congolais que Dieu utiliserait pour montrer la voie d’accès à la « Terre promise » congolaise qui est un État véritablement de droit où chacun devrait trouver son compte. Il a aussi son armure, c’est la Justice.

Tout comme Pharaon qui décide de libérer le Peuple d’Israël et fait le rétropédalage en voulant garder Israël en captivité, Joseph Kabila fait semblant de céder le pouvoir à Félix Tshisekedi, avec l’intention de le reprendre après. Comme qui dirait:  » tiens pour moi ceci, je vais d’abord me soulager ». Mais, son partenaire ne voit pas les choses sous cet angle. Pour lui, la carte est déjà jouée, point n’est besoin de faire marche arrière. D’où les fameux « déboulonner » et « État de droit » qui font partie des « plaies » modernes réservées au « Pharaon » congolais et à son « Égypte ». C’est à dire, à tous ceux qui tenteraient de mettre les bâtons dans les roues contre la bonne marche des institutions et de l’État de droit prôné par le président de la république.

Interroger l’histoire

L’histoire nous renseigne que Dieu endurcissait le coeur de Pharaon en le poussant à renoncer, à maintes reprises, à sa décision de libérer les fils d’Israël. Il serait en train de faire exactement la même chose avec notre « Pharaon national ». Alors que Pharaon d’Égypte était hautain, imbu de lui-même et comptait sur son pouvoir et son armée, Moïse jouait à la médiation en exhortant poliment le roi de libérer le Peuple d’Israël. Mais, ce dernier se croyait malin, faisant fi à tout bon sens.

Les choses semblent se passer de manière similaire en RDC où le « Pharaon congolais » joue le tout pour tout. Il compte sur sa majorité au Parlement, son opulence, sa capacité de terroriser, son lobbying… Sous couvert son armée (FCC), il prend des initiatives de nature à contrer le plan de Dieu (décollage du pays) et de bloquer l’action du « Moïse congolais ».

« Autres temps, autres moeurs », dit-on. Le bon sens voudrait que l’on interroge l’histoire sur certaines situations de la vie. Dans le cas d’espèce, l’histoire ci-haut décrite devrait inspirer le « sénateur à vie » et sa famille politique qui le considère comme un « dieu » providentiel entre les mains de qui la survie des congolais repose.

« Je te fais un dieu devant Pharaon »

À voir non seulement, l’échec de tous les coups montés contre le régime actuel et son « Moïse national », mais aussi l’obstination avérée du « Pharaon national » à faire échec au mandat de celui-là, tout porte à croire que l’histoire risque de se répéter. Mais, tel un crieur public, nous jouons notre partition dans cette pièce théâtrale dont la tombée des rideaux s’annonce très mal pour le camp du « Pharaon congolais ». « … Comment entendront-ils s’il y a personne qui prêche? », interroge la Bible. Il est temps que les croyants de l' »église FCC » et leur « pape » se ressaisissent et revoient leurs calculs, avant que la « dixième plaie » ne s’abatte sur eux

Mais si cela n’arrive pas attend, rien d’étonnant! Les plus clairvoyants savent que Dieu est en train d’endurcir le coeur du « Pharaon congolais » qui accumule des gaffes susceptibles de précipiter sa chute imminente en vue de libérer définitivement son Peuple de la « captivité », le tout pour la gloire de son nom. Car, dit-on, « C’est la prophétie dont le temps a été déjà fixé ».

Par ailleurs, cette génération des congolais est en train d’assister, tel un spectacle, à l’avènement d’un véritable État de droit dépourvu des « intouchables, hommes forts, fils à papa… » et où tout le monde pourrait manger le fruit du sacrifice des « pères » de l’indépendance et autres martyrs qui ont payé de leur sang pour y accéder.

À l’instar de « Moïse antique », Dieu a fait de Félix Tshisekedi un « dieu » devant le « Pharaon national » et son « armée ». Gentiment et poliment, il leur demande de revenir au bon sens et d’abandonner leurs voies perverses pour appuyer ensemble sur le détonateur de la « libération », de l’émergence pour « un Congo plus beau qu’avant ». Sinon, le « Moïse congolais » promet aussi « l’enfer » aux fils de la perdition. Le monde comprendra qu’ils y ont été prédestinés.

En bon entendeur, la « dixième plaie » arrive et on aura joué notre partition. Il n’est tard pour faire le bien.

Par Stanislas Ntambwe