Bas-Uélé : La DYFEMIR lutte contre l’impunité des violences sexuelles faites à la jeune fille

Bas-Uélé : La DYFEMIR lutte contre l’impunité des violences sexuelles faites à la jeune fille

29 octobre 2020 0 Par Rédaction

La Dynamique des femmes du Bas-Uélé pour un développement intégral, pour la défense des droits de la femme et de l’enfant en milieu rural (Dyfemir) ne cesse, dans sa lutte quotidienne, de plaider pour l’intérêt de la femme de la province du Bas-Uélé (nord-est de RD Congo).

Mercredi 28 octobre 2020, cette ASBL, chapeautée par Espérance Kwaza, a était au commissariat de la PNC à Buta pour un plaidoyer en vue de lutter contre l’impunité des violences sexuelles faites à la jeune fille du Bas-Uélé par les enfants en conflit avec la loi, à travers le biais de la Police de l’enfance ainsi que l’implication de la PNC sur les conséquences de l’exploitation économique des enfants.

Espérance Kwaza, également chef de travaux à l’ISP/Buta, a « constaté » que la majorité des violeurs sont des enfants en conflit avec la loi. C’est la raison même de ce plaidoyer auprès de la PNC.

Elle déplore le fait que beaucoup d’enfants sont exposés à travers des actes qui passent normalement au vue de tout le monde

 » Les enfants traînent à côté des terrasses, les filles sillonnent dans les rues avec des articles à vendre, certaines entre dans des bureaux et les autres, par contre, qui font les écoles buissonnières et se livrent à des actes qui ne cadrent pas avec leurs âges, tout le monde le voit normal, Ce qui cause comme conséquences l’abandon des études, les grosses non désirées et les mariages précoces« , a-t-elle souligné.

Sur le plan éducationnel , Espérance Kwaza dit mener ce plaidoyer suite à la multiplicité des cas de grossesse observés chez la majorité élèves filles pendant le temps de confinement

 »Un autre constat qui nous a poussé à faire ce plaidoyer c’est sur le plan éducationnel, avec comme facteur favorisant la période du confinement où les écoles étaient fermées. Dans la sous-division de Buta, sur le 997 élèves finalistes du primaire qui ont abandonné et qui n’ont pas présenté le TENAFEP, 647 étaient des filles qui avaient abandonné, soit 65%, avec des raisons tournant plus autour des grossesses et mariages forcés », conclu-t-elle.

Par Caleb Bodio