Le FCC faute et saute

Le FCC faute et saute

2 novembre 2020 0 Par Rédaction

Les consultations annoncées par le Chef de l’État donnent de l’insomnie au berger du troupeau FCC, à tel enseigne qu’il est sorti de son silence légendaire pour s’exprimer devant ses élus et tenter de les convaincre de rester dans le navire qui tangue déjà. Mais l’autorité morale vient amplifier encore les polémiques sur l’existence d’un accord qui serait signé entre elle et Félix Tshisekedi, en présence de trois Chefs d’État africains, deux jours avant la publication des résultats.

Une faute de communication, étant donné qu’en ce moment-là, les trois présidents africains (Kenyan, Égyptien et Sud-africain) n’étaient pas à Kinshasa. Une révélation non crédible, parce que Ramazani Shaddary a toujours affirmé qu’il était le seul témoin de la signature du fameux accord. Et les Congolais de se demander : « entre Kabila et Shaddary, qui a trompé ?« 

Que des stratégies pour essayer d’arrêter l’hémorragie, mais c’est déjà une faute qui fait sauter les verrous. C’est Willy Mishiki, désormais allié de Bahati Lukwebo qui rassure que les consultations qui démarrent lundi 02 novembre auront comme résultat, doter le Chef de l’État Félix Tshisekedi d’une majorité parlementaire. Il révèle que plus de 250 députés nationaux du Front Commun pour le Congo ont déjà fait allégeance à Félix Tshisekedi pour adhérer à l’Union sacrée pour la nation.

« Nous allons donner une majorité parlementaire au Chef de l’État, capable de lui permettre de gouverner. Il est inconcevable qu’après 2 ans, les choses ne marchent toujours pas à cause de cette coalition FCC-CACH, alors que Félix Tshisekedi est acquis à la cause du changement. Nous sommes très fiers de comprendre que même au sein du FCC, il y a des plateformes qui se sont réveillées et qui ont fait allégeance à l’Union sacrée pour la nation« , affirme-t-il lors d’une interview accordée à Média Plus, ce lundi 02 novembre.

La fin d’une aventure

« Nous comptons déjà 267 députés nationaux qui ont manifesté leur intention d’adhérer à la grande famille de l’Union sacrée pour la nation », a t-il lâché Willy Mishiki. Et d’ajouter, « nous sommes aussi heureux de savoir que les Congolais se sont réveillés. Même ceux du FCC, ne regardent plus des intérêts partisans et regardent la nation ».

Selon le Président de l’Union Nationale des Nationalistes (UNANA), parti membre de l’AFDC-A, il ne s’agira pas d’un débauchage, soutenant que conformément à la loi, le Front commun pour le Congo (FCC) n’a jamais été un regroupement qui existe juridiquement.

« Toutes les plateformes, FCC, CACH n’ont été que pour des besoins électoraux de 2018. Et il n’y a jamais eu un informateur qui a dégagé un parti qui a réussi à rafler la majorité absolue. Donc, seul le PPRD restera avec Kabila. Il y aura un informateur qui va dégager une nouvelle majorité, donc l’Union Sacrée pour la nation. Le Premier Ministre qui est du PPRD restera minoritaire et sera poussé à la démission. Ceci sera le cas pour les bureaux de l’Assemblée Nationale et du sénat », a t-il conclu.

Au FCC qui a fauté, la peur est palpable. La retraite annoncée au Kongo centrale est reporté, hésitant de faire su fiasco, nonobstant les avantages promis aux élus. Des observateurs avertis parlent d’une faute de stratégie qui dilue le FCC, prêt à appartenir à l’histoire.

Quant aux autres leaders politiques, les cahiers de charge sont déjà prêts, en attendant le jour e leur réception par le Président Tshisekedi. Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, tous sont disposés, sauf Martin Fayulu qui brandit encore sa feuille de route de sortie de crise. Il est abandonné par ses pairs de Lamuka.

A tout point de vue, la démarche de Tshisekedi est environnée de grandeur. Beaucoup y adhèrent sans atermoiements.

Par Bajika Ndeba