La NSCC et les FLEC appellent à la suppression pure et simple de la taxe RAM

La NSCC et les FLEC appellent à la suppression pure et simple de la taxe RAM

5 mai 2021 0 Par Rédaction

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) et les FLEC ont, dans un communiqué conjoint publié, mardi 04 mai 2021, appelé le Chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo d’annuler la taxe dite de « RAM (Registre des appareils mobiles) » jugée de trop et « imposée illégalement à la population congolaise ».

Ces des deux organisations de la Société civile qui disent craindre des tensions sociales inhérentes à cette taxe, appellent le président de la République « d’annuler la taxe de trop dite de RAM, imposée illégalement à la population congolaise, sans revenu pouvant lui permettre de vivre comme un citoyen normal ».

Les organisations signataires du communiqué projettent une campagne nationale de la désobéissance civile contre cette taxe ; des journées sans crédits téléphonique et des marches pacifiques. Mais avant cela, la NSCC et les FLEC s’en remettent au Chef de l’Etat, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions en vue « d’annuler cette taxe de trop qui pèse sur le ménage congolais en détresse », insiste le communiqué.

Il relève que déjà pour utiliser le téléphone mobile en RDC, les congolais paient entre autres, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 16% pour les appareils et cartes Sim ; le droit de douane (27,6 %) sur les téléphones importés ; la Taxe sur les jeux (10 %) sur le prix à la suite d’un jeu ainsi que la TVA (10%) et droits d’accises (16%) sur appels, sms et large bande mobile.

« Quelle est la base légale de ce prélèvement ? Quel est le service rendu qui doit être ainsi rémunéré ? Pourquoi cette acharnement fiscal sur les pauvres citoyens ? », s’interroge les signataires au nom de consommateurs congolais.

Au regard de cette pression fiscale qui pèse sur le consommateur congolais sans revenu, la NSCC et les FLEC considèrent que cette taxe est un sabotage organisé de la vision du Chef de l’Etat qui voudrait « faire du numérique congolais un levier d’intégration, de croissance économique et du progrès social ». Pour les deux structures, la taxe RAM doit être supprimé tout simplement.

Par Stanislas NTAMBWE