La RDC et la Banque mondiale s’engagent à renforcer la résilience urbaine et à élargir l’accès aux services et à l’emploi à Kinshasa

La RDC et la Banque mondiale s’engagent à renforcer la résilience urbaine et à élargir l’accès aux services et à l’emploi à Kinshasa

12 mai 2021 0 Par Rédaction

La République démocratique du Congo (RDC) et la Banque mondiale ont procédé, ce mercredi 12 avril 2021, à la signature officielle du Projet de Développement Multisectoriel et de Résilience Urbaine de Kinshasa, approuvé le 30 mars dernier par le conseil d’administration de la Banque mondiale, pour un montant de 500 millions de dollars.

Mieux connu sous le nom Kin Elenda, ce projet financé par l’Association internationale de développement (IDA) permettra de renforcer les capacités institutionnelles de gestion urbaine et d’améliorer l’accès aux infrastructures et aux services. Il ouvrira également des perspectives socio-économiques à la population de la capitale congolaise.

« Kin Elenda contribuera à changer le quotidien des Kinois par les investissements qu’il réalisera à travers toute la ville », a affirmé Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo, le Burundi, l’Angola et Sao Tomé-et-Principe.

« Je pense notamment au renforcement des capacités de production d’eau au site d’Ozone, l’amélioration du réseau de distribution d’eau, la protection des installations de la SNEL contre les inondations et les érosions, la réhabilitation du centre d’enfouissement technique à Mpasa et la construction de la première station de traitement des boues de vidange pour la ville », a-t-il ajouté.

Dans les communes de Kisenso, N’djili, Matete et Lemba, en particulier, Kin Elenda mettra l’accent sur l’amélioration des routes, l’atténuation des risques d’inondations, la lutte contre les érosions et l’aménagement d’espaces publics. Deux millions de Kinois environ bénéficieront directement de ces activités.

En outre, le projet comporte un important volet d’aménagement urbain et de gestion du foncier, ainsi que de gouvernance locale à travers lequel il accompagnera le renforcement des structures de la Ville-Province de Kinshasa, tout en mettant en œuvre un cadre et des systèmes d’engagement structuré avec les communautés et avec le secteur privé.

Pour garantir la durabilité de ces investissements, Kin Elenda réalisera des activités d’entretien des infrastructures à haute intensité de main d’œuvre au profit d’environ 170 000 hommes et femmes qui pourront trouver un emploi temporaire et ainsi augmenter les revenus de leurs ménages. A cela s’ajoutent les emplois créés sur les chantiers, qui dépasseront 10 millions de personnes-jours de travail. Enfin, Kin Elenda contribuera au renforcement des compétences à travers des activités ciblées dans les secteurs infrastructures du projet.

Placé sous la tutelle du Ministère de l’Urbanisme et Habitat, Kin Elenda répond à la nouvelle approche de partenariat stratégique entre la RDC et la Banque mondiale qui oriente les financements vers un nombre réduit de projets, et met l’accent sur les zones de concentration de pauvreté dans le pays. La mise en œuvre de ses activités contribuera à honorer l’engagement de la Banque mondiale de mobiliser 3 milliards de dollars dans les 18 prochains mois en faveur de la RDC. D’où la nécessité de rendre dès à présent fluide les mécanismes de pilotage et d’exécution de ce projet.

« Si nous voulons répondre aux attentes légitimes et pressantes de la population, nous devons agir en conséquence pour satisfaire aux conditions de mise en vigueur du projet, dont l’approbation par le conseil des ministres et par le parlement est un préalable. Notre souhait le plus cher est que d’ici la fin du mois de juin, Kin Elenda soit opérationnel », a conclu Jean-Christophe Carret.

Par Stanislas NTAMBWE