RDC : les transferts monétaires soutiennent les victimes des répercussions économiques de la Covid-19

RDC : les transferts monétaires soutiennent les victimes des répercussions économiques de la Covid-19

22 septembre 2021 0 Par Rédaction

Le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga a assisté, ce mercredi 22 septembre 2021, à la présentation du projet de transferts monétaires en faveur des victimes de la crise causée par la pandémie de Covid-19. C’était au cours d’une cérémonie organisée, ce mercredi 22 septembre 2021 au quartier Buma, dans la commune urbano-rurale de Nsele, située dans périphérie de la ville de Kinshasa.

C’est un projet initié par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) avec ses partenaires, avec le financement du Programme alimentaire mondial (PAM). Ce, pour répondre aux besoins de base des communautés vulnérables.

La commune de la Nsele figure parmi les 34 zones de santé les plus affectées sur les 545 zones de santé que compte la République démocratique du Congo pays. L’impact de la Covid-19 sur la situation socioéconomique des ménages ciblés par le projet, appelle la prise de conscience de chaque ménage pour inventer des mécanismes de survie durables. Kumba a bien compris la leçon et appliqué le conseil de sa mère.

« Mieux vaut prévenir que guérir »

« Je suis une veuve. Je ne dois pas gaspiller le peu de ressources qui m’ont été données. Si j’utilise tout pour le manger, je risquerai d’envoyer mes enfants mendier dans la rue un jour. Ne sachant pas ce que l’avenir me réserve, j’applique l’adage qui dit : mieux vaut prévenir que guérir, en investissant une partie de l’argent dans la vente de ce légumes », a-t-elle confié.

Pour sa part, Kilumbu Bisalu, marié et père de six enfants, dans la localité de Kinduti, affirme que « cette opération de transferts monétaires est une première dans mon village. Je ne m’y attendais pas ». Bénéficiant du second cycle des transferts monétaires divers, Kilumbu Bisalu ajoute que « nous allons pouvoirs acheter des vivres et manger à notre faim au moins deux fois par jour, comme avant la Covid-19. A cause des effets de cette pandémie, nous ne mangeons à peine qu’une fois par jour ».

A long terme, ce projet va conduire à la construction du système de protection social sensible au choc et adaptatif aux enfants et aux personnes vulnérables. Le projet a connu deux phases. La première axée sur l’humanitaire, comprend la période allant de février à avril 2021. Et la seconde couvrira une période de six mois soit de mai à octobre 2021. Cette deuxième phase est qualifiée de « protection sociale » et un ciblage des ménages les plus vulnérables a été effectué en amont.

En ce qui concerne cette deuxième phase, les humanitaires affirment que l’approche qui a été suivie comprend une double « innovante » dans ce sens que le projet constitue la première intervention de transferts monétaires en milieux périurbains, contrairement aux précédents transferts effectués en milieux ruraux.

L’autre innovation est que, le projet a placé la communauté au cœur de son intervention dans la mesure où cette dernière a accompagné tout le processus : identification, sélection, sensibilisation et la distribution des cartes.

La RDC compte plus de 70% du total des cas rapportés de la Covid-19. Les personnes vivant de l’économie informelle (petits commerçants, petits producteurs agricoles, etc.) dans les milieux périurbains de la ville de Kinshasa sont les principales concernées suite notamment, au ralentissement des activités économiques, à l’augmentation du chômage et à la perte du pouvoir d’achat.

A l’instar de tous les habitants de Kinduti, la localité de Kihumbu a vu se maigres ressources financières provenant de la vente de légumes, de bois de chauffe et de braises s’effriter drastiquement avec la Covid-19. Les petits commerçants de Kinshasa qui, autrefois allaient en nombre à Kinduti pour s’approvisionner en denrées diverses, y vont de moins en moins.

Par Stanislas NTAMBWE