Barbara Kanam nommée « Ambassadrice de bonne volonté pour la promotion des actions climatique » en RDC

Barbara Kanam nommée « Ambassadrice de bonne volonté pour la promotion des actions climatique » en RDC

18 mai 2022 0 Par Rédaction

Dans le cadre de son Programme de consommation durable et substitution partielle au bois-énergie, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de signer un acte d’engagement avec la diva de la chanson africaine, Barbara Kanam, faisant d’elle « Ambassadrice nationale de bonne volonté pour la promotion des actions climatique en RDC». C’était au cours d’une cérémonie officielle organisée, lundi 16 mai 2022, au Pullman hôtel de Kinshasa.

Ce « mariage » entre le PNUD et l’artiste s’étend sur une période de deux ans et s’inscrit dans le cadre de l’offre du PNUD, relative à la lutte contre le réchauffement climatique. Notamment, dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines, par la consommation de combustibles fossiles et la conversion de terres forestières en terres agricoles.

Pour le Représentant résident du PNUD en RDC, Dominic Sam, le choix de son organisation sur la chanteuse Barbara Kanam pour l’associer dans la lutte pour la préservation de l’environnement et l’accès à la cuisson propre en RDC s’explique par le fait que, « la musique fait partie des moyens de mobilisation de masse pour lutter contre la pauvreté ». « Le PNUD qui a pour mandat de réduire la pauvreté, d’appuyer l’instauration de la gouvernance démocratique, un état de droit et des institutions inclusives veut mettre à profit la notoriété de la diva de la rumba pour assurer la promotion des actions climatiques en RDC », a-t-il expliqué.

« Former les éco-citoyens de demain »

Pour sa part, Barbara Kanam qui s’est dite honorée par le PNUD, a tenu à dévoiler l’essentiel de son plan d’action dans sa nouvelle casquette d’Ambassadrice de bonne volonté pour les questions environnementales. L’artiste nominée s’est ainsi engagée à accompagner les efforts du PNUD dans la promotion des actions climatique. D’après elle, la femme a aussi un rôle de former les éco-citoyens de demain.

« Nous devons amener nos enfants à comprendre l’importance et la protection de la nature. On ne parle pas beaucoup de problème de déforestation mais, on parle trop de mines et de tout ce que nous avons comme richesses sur notre sol et sous-sol. Cependant, on oublie que la RDC est un [pays-solution] notamment, avec le bassin du Congo qui a un rôle important pour l’avenir de la planète », a exhorté Barbara Kanam.

Le bois-énergie, 2ème moteur de déforestation en RDC

Par ailleurs, le bois-énergie est la principale source d’énergie utilisée en RDC. Il représente 93% du mix énergétique du pays, avec une forte dépendance de la population à 90% pour les besoins de cuisson. Il est le deuxième moteur de la déforestation dans le pays après l’agriculture, par la production de charbon de bois et de bois de chauffe. Malheureusement, cette dépendance est loin de s’arrêter avec la forte croissance démographique et un taux supérieur à 3% par an.

Pour lutter contre la déforestation et le réchauffement climatique, le gouvernement congolais a adopté une stratégie de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). L’atteinte de ces objectifs de stabilisation des forêts nécessite une communication accrue afin d’accélérer le changement de comportement pour l’adoption d’une consommation durable et responsable.

C’est dans cette optique que le PNUD a sollicité et obtenu l’accompagnement de Barbara Kanam, pour l’éducation et la sensibilisation des ménages pour un changement de comportement, en vue d’accélérer l’adoption de ces modes de cuisson propre en utilisant les foyers améliorés et le gaz de cuisine.

Par Stanislas NTAMBWE