RDC : Le budget 2023 accuse un taux d’accroissement de 32,6% par rapport à celui de 2022

RDC : Le budget 2023 accuse un taux d’accroissement de 32,6% par rapport à celui de 2022

3 septembre 2022 0 Par Rédaction

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a, au cours de la 67ème réunion du Conseil des ministres tenue, vendredi 02 septembre 2022, adopté le projet de Loi de finances pour l’exercice 2023. Ce budget équilibré en recettes et en dépenses, est estimé à 29.511,1 milliards de FC soit 14,6 milliards de dollars américains. Il sera présenté au Parlement, le 15 septembre prochain.

Il sied de noter que, ce budget accuse un taux d’accroissement de 32,6% par rapport à la Loi de l’exercice 2022, chiffrée à 22.253,0 milliards de FC.

D’après le compte rendu de cette réunion, le projet de budget 2023 repose sur les principaux indicateurs et agrégats macroéconomiques. En l’occurrence : le taux de croissance du PIB (6,7%) ; le déflateur du PIB (9,8%) ; le taux d’inflation moyen (8,9%) ; le taux d’inflation fin période (6,8%) ; le taux de change moyen (2.021,9 FC/USD); le taux de change fin période (2.034,8 FC/USD) et PIB nominal (151.553,43 milliards de FC).

« Année des grands enjeux »

« Les efforts du Gouvernement seront focalisés sur la mobilisation des ressources internes, en vue de la poursuite de la mise en œuvre des politiques publiques déclinées dans son Programme d’action, adossé au Plan national stratégique de développement 2019-2023 et au Programme de développement à la base de 145 territoires », a rapporté Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement.

Il renseigne qu’ « en matière de mobilisation des ressources, l’action du Gouvernement va consister à relever la pression fiscale, l’idéal étant de converger progressivement vers le niveau de l’Afrique subsaharienne, situé à 17,6% ». Et à lui d’ajouter que, cela se passera par la diffusion de la culture fiscale et la poursuite de la mise en œuvre des réformes fiscales et douanières amorcées, ainsi que l’intensification des missions de contrôle de gestion.

Par Stanislas NTAMBWE